Qu’est-ce qui a fait qu’un beau jour François Combard, artiste diplômé des beaux-arts à Dijon, s’est pris de passion pour la vigne ? L’amour de la terre, tout simplement. Un amour sans bornes au point que l’on a parfois l’impression que le gars parle à ses vignes.

Du moins, il les observe, les scrute, les bichonne, les contemple, de près comme de loin. Élevé dans la campagne chablisienne tel un « cul-terreux » - c’est lui-même qui revendique l’image -, la nature s’offrait à lui dès que les cloches de l’école sonnaient.

Avant de faire les beaux-arts et de fréquenter un milieu d’artistes à Marseille et de rencontrer son épouse architecte originaire de Montpellier (Marie-Claire participe à l’habillage des bouteilles), le jeune François, père de deux enfants, avait déjà participé à maintes vendanges à Chablis et fréquenté chez ses parents la crème du monde du vin.

Résultat, lorsqu’en 1996 son père lui propose de partager avec lui le poids et la destinée du Domaine Saint-André-de-Figuière, il n’a guère hésité. D’autant que cela s’est passé dans la sérénité. Depuis 1984, il a la responsabilité du vignoble et il s’est acheté, à titre personnel, quelques vignes dans la région. Le voilà contaminé par le virus de la vigne !

Ce qui l’intéresse avant tout ? La vie des sols, leur fertilité, le terroir en général et le partage des tâches pour mieux connaître la sensibilité de ceux qui travaillent dans la vigne. Au point que lorsqu’il ouvre un chantier de vendanges, il n’oublie jamais son casse-croûte et sa bouteille de vin ! Bon sang ne saurait mentir.

« La Mounette », telle qu’on la surnomme au Domaine a longtemps été institutrice de village dans le Chablisien où elle a rencontré son mari, Alain.

Douce, souriante, organisée, généreuse, Gaby n’a qu’un objectif dans la vie : faire plaisir. Son arme secrète est la cuisine, un art transmis par des parents paysans dès son enfance passée dans l’arrière-pays Niçois. Dans une maison grande ouverte, les chefs étoilés, les cavistes, les sommeliers ou les importateurs étrangers ont tous apprécié ses talents en famille.

Petits farcis aux légumes hachés fins, artichauts à la barigoule, beignets de fleurs de courgettes, poissons tièdes à l’aïoli, ou soupe de pêche au rosé « Vieilles Vignes », ont laissé bien des souvenirs de bonheur à ses convives. Dernière création en date, son sauté de veau aux carottes vaut son pesant de rosé « Magali » ! D’ailleurs, c’est le même vin qui entre dans le plat. Et si vous souhaitez obtenir une recette de Gaby, n’hésitez pas : « La Mounette » est très partageuse !