Lorsque José affirme qu’il connaît tous les pieds de vignes de Saint-André-de-Figuière, on peut le croire sur parole. A son actif, il a un quart de siècle de vie sur le Domaine. Dès lors, on peut dire qu’il est ici chez lui.

Ce natif de Cartagena, en Murcie, issu d’une famille de pêcheurs, a rejoint en Provence son père, Jines, dès l’âge de 15 ans, en 1962. Certes, il aurait pu devenir maçon. Mais c’est en viticulture qu’il est entré, du côté de Cuers. Visiblement doué pour la vigne, on lui confie vite la responsabilité d’un vignoble.

En 1980, cet homme au physique d’acteur est engagé à Saint-André-de-Figuière où il s’installe dans l’une des maisons du vignoble. Dès la reprise en mains du Domaine par Alain Combard, ce dernier n’a pas hésité à le garder. Il est vrai que José, dont la gentillesse est légendaire est sans conteste la « mémoire » du lieu ! Après une journée de labeur, il s’offre un verre de rosé à l’apéritif. Mais il ne jure que par le rouge « Vieilles Vignes » pour accompagner le pot-au-feu du dimanche.

Elle a beau être casanière, aimer les soirées calmes où elle peut s’adonner à sa passion du canevas et du tricot, Sandrine adore l’ambiance du Domaine Saint-André-de-Figuière, ce contact permanent qu’elle a avec la clientèle, cette possibilité qu’on lui offre de quitter parfois ses livres de comptes pour dépanner au caveau, par exemple.

Travailler au milieu des rangs de vignes lui rappelle un peu de son enfance. Saintongeaise pur sucre mariée à Laurent, un marin engagé dans la « Royale » à l’Arsenal de Toulon, elle intègre l’équipe de Saint-André-de-Figuière en 1996 et s’installe dans le village voisin de La Crau.

Le week-end, entre deux balades à vélo avec ses enfants, elle prend plaisir à préparer des crêpes pour ses deux enfants, sans oublier un lapin au thym qu’elle accompagne d’un joyeux rosé « Magali ».