figuiere-provence
Vin en provence

2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999

Nombreux sont les amateurs les professionnels aussi à vrai dire, qui s’imaginent qu’en Provence la notion de millésime n’existe pas. Or, il n’y a rien de plus faux. Ce n’est pas parce que le climat de la Côte d’Azur est plus doux et ensoleillé que celui de Paris ou de Lyon, par exemple, que les vins se ressemblent d’une année à l’autre.

Ici aussi, l’effet millésime joue à fond. Les précipitations durant la période de réveil de la vigne, à partir de février-mars, ainsi qu’au moment crucial de la maturité, fin août début septembre, peuvent interférer sur la qualité intrinsèque du raisin. De même que les entrées maritimes chargées d’humidité ou bien le mistral, peuvent d’une part fragiliser les grappes, soit au contraire les assainir, les concentrer aussi. La durée d’ensoleillement, il est vrai plus généreuse dans le Midi qu’ailleurs, peut par ailleurs jouer sur la qualité des tannins et les richesses en sucres.

Et comme, sur les 11 cépages que compte le Domaine, aucun ne mûrit de la même façon, il convient non seulement de surveiller le vignoble, mais aussi de scruter la météo ! Bref, à Saint-André-de-Figuière, hormis quelques caractéristiques, en dépit de quelques similitudes, aucune année ne ressemble à une autre. La preuve ? 1992, le premier millésime de l’ère Combard, est encore debout, alors que 1999 se goûte encore bien mais donne des signes d’évolution.

Le millésime 2004 - Retour

Fermeté et structure pour les blancs et les rosés, fraîcheur explosive pour ce qui est des rouges, lesquels sont par ailleurs colorés, riches et souples. Ces derniers, récoltés bien après les cépages blancs, ont su profiter des petites pluies de septembre ce qui a conduit les tannins à une maturité quasi parfaite. Et pourtant, la partie n’était pas gagnée : la sécheresse avait entraîné des blocages dans la circulation de la sève et la maturité s’en trouva parfois affectée. Idem pour les rendements, avec 20 % de récolte en moins par rapport à 2003.

Le millésime 2003 - Retour

Alors que 2004 a été sec au début, 2003 fut caniculaire jusqu’à la fin entraînant des vendanges précoces : le 18 août, avec le Sémillon. Heureusement, il semble que les précipitations de l’hiver ont fourni les réserves nécessaires... à moins que ce ne soit les entrées d’air marin qui ont contribué à parfaire l’équilibre. À la dégustation, tout est bon ! Il est vrai que peaux, pépins et tannins étaient parfaitement mûrs. Ce millésime marque aussi l’arrivée de raisins provenant des 25 ha que la famille Combard a acquis dans le vignoble voisin traversé par la Maravenne, un petit cours d’eau qui sépare la propriété d’origine et ses sols schisteux, aux nouvelles vignes plantées sur des terrains plus argileux.

Le millésime 2002 - Retour

L’année s’annonçait sèche et les premières vendanges, le 23 août, furent précoces. Elles furent aussi vite perturbées par des précipitations fortes. Comme les vignes avaient soif et qu’elles commençaient déjà à donner des signes de stress hydrique, l’arrivée des pluies a provoqué la dillution des sucres en même temps qu’elles fragilisèrent les peaux. On craignait la pourriture grise d’autant que la pluie s’est manifestée de manière intermitante jusqu’à la mi-septembre, époque où les vendanges auraient dû s’achever. Heureusement, les sols pauvres, la bonne aération de nos grappes et notre politique de petits rendements ont contribué à mener la maturité à bien. Dans l’ensemble, les vins sont tendres et fruités, plutôt à boire jeunes.

Le millésime 2001 - Retour

Encore un été sec, pratiquement sans pluies de mai à octobre. Il en résulta donc des vins encore plus concentrés qu’en 2000. Le même phénomène de concentration a joué sur l’équilibre : tous les paramètres des vins étaient au beau fixe avec des tannins présents mais lisses pour les rouges, des fraîcheurs exquises et fruitées sur les blancs et rosés. Asuurément un beau millésime de garde côté rouges. Si le Bon Dieu pouvait nous en donner plus souvent !

Le millésime 2000 - Retour

La vendange était très saine, mais une fois de plus quelque peu déséquilibrée par la sécheresse ce qui a entraîné un peu plus de tri que d’habitude, le but étant d’éviter la rusticité et l’astringeance de certains cépages. Néanmoins, rouges comme blancs se goûtent bien aujourd’hui et les rouges “Réserve” ont encore de beaux jours devant eux.

Le millésime 1999 - Retour

Un millésime plus tendre, le contraire de 2000 ou de 2001. Les vins ont un peu souffert de la dillution due aux pluies, mais sans excès. Dans les trois couleurs ont a une grâce toute féminine, mais aussi une forme de légèreté. Tout cela donne des vins aujourd’hui prêts à boire.


L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération