Le mourvèdre
Voila un cépage qui a son caractère. On dit qu’il lui faut regarder la mer pour être heureux. Il est vrai qu’il est exigeant et capricieux, qu’il est difficile à faire mûrir ailleurs que sous le soleil du littoral varois. Mais il mérite qu’on le comprenne. Et si les plantations de mourvèdre augmentent dans le sud, ce n’est pas un hasard.
Car qui peut résister à ses arômes d’épice, de réglisse, de fruits des bois et de musc, à sa structure virile et équilibrée qui aime être adoucie par des élevages en barrique.
La syrah
Ses caractéristiques sont semblables au mourvèdre mais c’est un cépage plus féminin et plus coloré. La Syrah a des arômes de violette et de fruits rouges. Elle aime aussi les barriques. Lorsqu’elle vieillit, et elle le fait bien, son bouquet infléchit vers le havane et les fruits confits.
Le grenache noir
Ses rendements sont très fluctuants, car il est sensible aux aléas climatiques pendant la floraison. Il donne des vins riches, chaleureux et corpulents. «Chez nous, précisent François et Alain Combard, il apporte un réel fond à nos rosés et il est délicieux lorsque nous l’associons au cinsault » Une sorte de mariage de raison qui se renouvelle chaque année.
Le cinsault
Il fut jadis un raisin de table naturellement porté à la surproduction.
A petit rendement, il est très élégant, d’une belle fraîcheur et d’une souplesse étonnante et nuance ainsi la puissance d’autres cépages.
Au Domaine Saint André de Figuière il est incontournable pour l’élaboration des rosés car il apporte une indéniable finesse.